Par Marcel Terrusse

Première partie : Atmosphère, atmosphère, vous avez dit atmosphère ! 
Atmosphere2Jusqu’au milieu des années soixante, la majorité des géochimistes considéraient l'atmosphère actuelle comme le produit final du dégazage des matériaux constituant la croûte terrestre. Ils étaient convaincus que des réactions par processus abiologiques avaient déterminé son état actuel. L'oxygène, par exemple, était censé n'être que le produit de la rupture de molécules de vapeur d'eau et de la libération d'hydrogène dans l'espace, laissant un excès d'oxygène libre. On pensait que les êtres vivants empruntaient simplement les gaz à l'atmosphère et les lui renvoyaient non modifiés.

COMPOSITION DE L'ATMOSPHERE
Composant Composition (%) Parties par million en volume d'air sec Parties par million en masse d'air sec Masse totale (milliards de tonnes)
Air humide
1 005 300
1 003 300
5 150 000
Air sec
100
1 000 000
1 000 000
5 133 000
Azote
78,1
780 836
755 192
3 876 000
Oxygène
20,9
209 475
231 418
1 187 000
Argon
0,93
9 340
12 882
66 000
Vapeur d'eau
5 300
3 300
17 000
Dioxyde de carbone
0,032
322
489
3 000
Néon
0,002
18,18
12,67
65
Krypton
1,14
3,30
16,9
Méthane
1,50
0,83
4,27
Hélium
5,24
0,724
3,72
Protoxyde d'azote
0,27
0,410
2,10
Ozone
0,04
0,065
0,34
Xénon
0,09
0,395
2,03
Hydrogène
0,50
0,035
0,20
Monoxyde de carbone
0,19
0,190
0,20
Or la composition de l'atmosphère s’écarte de façon très importante de l'équilibre chimique de l'état stable. Presque tout semble violer les règles de la chimie de l'équilibre. Sa composition est un mélange si curieux et si incompatible qu'il n'a pu se former ou persister par hasard.

L'abondance d'oxygène libre sur une planète détermine le potentiel d’oxydoréduction qui est une mesure de la tendance d'un environnement à s'oxyder ou à se réduire. Dans un environnement oxydant un élément assimile de l'oxygène, en conséquence le fer rouille. Dans un environnement réducteur, riche en hydrogène, un composé oxydé tend à se débarrasser de sa charge d'oxygène, et ainsi la rouille redevient du fer. L'abondance d'atomes d'hydrogène à charge positive établit en outre l'équilibre entre acide et alcalin, ou pH pour employer le jargon des chimistes. Le potentiel d’oxydoréduction et le niveau de pH sont deux facteurs environnementaux essentiels qui déterminent si une planète se prête ou non à la vie.

La présence d’oxygène gazeux, libre, dans l’atmosphère est une anomalie pour les chimistes. Une telle présence n'est observée sur aucune autre planète. L’oxygène est un élément chimique très réactif dont la forme stable est celle de composés oxydés (eau, gaz carbonique, carbonates, nitrates, sulfates, silicates, aluminates, oxydes métalliques etc.). Or la quantité d’oxygène atmosphérique est énorme (200 grammes par centimètre carré de surface au sol), soit 1,1 x 10 puissance 15 tonnes dans l’atmosphère terrestre.

La seule explication possible que l'on puisse donner à la composition hautement improbable de l'atmosphère entourant la Terre réside dans le fait que cette atmosphère est quotidiennement produite à sa surface, et que l'agent producteur est la vie elle-même. La réduction significative d'entropie et l'état persistant de déséquilibre parmi les gaz atmosphériques, sont des preuves évidentes d'une activité biologique.

Le gaz dominant de l'air, non par sa quantité, mais d'un point de vue chimique, est l'oxygène. Il établit pour toute la planète le niveau de référence d'énergie.
Il est de tradition en chimie d'exprimer le pouvoir oxydant d'un environnement en termes de potentiel d’oxydoréduction, mesuré électriquement et exprimé en volts. Il s'agit ni plus ni moins en réalité que du voltage d'une batterie hypothétique ayant une électrode plongée dans l'oxygène et l'autre dans l’élément étudié.

Les sources de potentiel élevé, qu'il soit chimique ou électrique, sont dangereuses. L'oxygène l'est tout particulièrement. Notre atmosphère actuelle, avec son niveau d'oxygène de 21 pour cent, se situe à la limite supérieure acceptable pour la vie. Un accroissement, aussi minime fut-il, de sa concentration augmenterait de manière considérable le danger d'ignition. La probabilité d'un feu de forêt déclenché par un éclair s'élève de 70 pour cent à chaque fois que la concentration d'oxygène augmente d'un pour cent par rapport au niveau actuel.

Si le niveau d'oxygène était supérieur à 25 pour cent, même une végétation humide continuerait à brûler dès que le processus de combustion aurait démarré, de sorte qu'un feu de forêt allumé par une étincelle brûlerait sauvagement jusqu'à ce que tout le matériau combustible soit consumé.

Cette limite constitue la contrainte. Lors de l’opération de terraforming elle obligea les Elohim à diluer l’oxygène dans un gaz inerte : l’azote.

Tout l'oxygène produit par la photosynthèse des plantes vertes et des algues circule dans la biosphère en un temps relativement court. La quantité globale d'oxygène de l'atmosphère est conservée constante par un équilibre dynamique entre un gain lorsque l’oxygène est produit par des mécanismes photosynthétiques et une perte par oxydation en gaz carbonique dans les processus de la respiration. Ce cycle explique la circulation de l’oxygène mais ne peut jamais engendrer un accroissement net de la quantité globale présente dans l’atmosphère.

Mais alors comment l'oxygène s'est-il accumulé dans l'atmosphère ?

On pensait encore récemment que la source principale de l’oxygène était la photolyse de la vapeur d'eau dans les couches supérieures de l’atmosphère, où les molécules d'eau se scindent et où les atomes d'hydrogène sont assez légers pour échapper au champ de gravitation de la Terre, laissant les atomes d'oxygène libres de s'accoupler en molécules de gaz ou de s'unir triplement pour former l'ozone. Il est certain que ce processus provoque un accroissement de l'oxygène, mais il constitue une source d'oxygène négligeable dans la biosphère contemporaine.

Il ne fait guère de doute que la principale source d'oxygène de l'atmosphère soit celle proposée par Rubey en 1951, à savoir l'enfouissement dans les roches sédimentaires d'une partie du carbone qui est fixé par les plantes vertes et les algues dans la matière organique de leurs propres tissus. Pour lui les débris végétaux balayés et transportés des surfaces terrestres vers les océans ou ils sont enfouis avec les sédiments, devait laisser une molécule d'oxygène supplémentaire dans l'air pour chaque atome de carbone ainsi extrait du cycle de photosynthèse et de respiration. En élargissant ce raisonnement nous prenons conscience que la cause principale est en fait un enfouissement massif de matériaux organiques par une action volontaire, en plusieurs étapes, dans les phases préliminaires de l’aménagement de la Terre pour la rendre habitable.

Si on accepte l'idée que l’oxygène libre est la conséquence de l'activité biologique, c'est à dire un des éléments d'aboutissement de la photosynthèse, la masse équivalente d'hydrates de carbone (sucres, amidons, celluloses et dérivés ) correspondant à cette production d’oxygène serait d'environ 10 puissance 15 tonnes !

Si ces matériaux carbonés étaient uniformément répartis sur toute la surface de la planète ils représenteraient une masse de 2,035 tonnes au m2 d’hydrate de carbone, ou de 3,052 tonnes au m2 s'ils étaient répartis uniquement dans le sous-sol des seuls continents émergés. La réalité doit se situer entre ces deux chiffres puisqu'il y a des matériaux enfouis offshore sur le plateau continental.

Où trouvons-nous ces matériaux carbonés ?
- dans la biomasse c’est à dire dans une boucle fermée
- enterrés sous forme de matériaux fossiles
- minéralisés sous forme de carbonates

La biomasse que nous pouvons observer actuellement a la surface de la terre, sous forme de plantes, arbres, animaux divers, bactéries dispersées dans le sol etc., varie suivant les zones climatiques entre 0 et 500 kg par mètre carré.

Si nous retenons les chiffres les plus défavorables pour notre calcul :
- masse moyenne théorique de matériaux carbonés : 2000 kg/m2
- biomasse observable : 500 kg/m2
La différence de 1500 kg/m2 représente la masse "invisible" enterrée sous forme de charbon pétrole et gaz naturel !!!
Soit pour la planète environ 0,7 10 puissance 15 tonnes (mais l’essentiel de ces réserves sont à l’état diffus probablement non exploitables.).

L’énorme quantité de matériaux enterrés suggère qu’elle est le résultat de plusieurs enfouissements successifs ! Si la biomasse moyenne est de 500 kg par mètre carré l’enfouissement de 1500 kg n’a pu être réalisé qu’en 5 ou 6 étapes successives ! Ces enfouissements marquent la limite de chaque grande ère géologique et l’extinction de la majorité des espèces vivantes présentent dans cette tranche de temps.

Pour les géologues défenseurs du modèle gradualiste (celui actuellement enseigné dans les universités), l'enfouissement des matériaux organiques se fait de façon permanente et progressive. Chaque année le cycle biologique fait tomber sur le sol des forêts un peu de matériau organique qui se transforme en humus et retourne au sol. Or ce modèle est manifestement faux ; pour nous, raéliens, les continents émergés ne sont en place que depuis une période très courte (25000 ans) et des événements ponctuels "catastrophiques" ont balayé la planète à plusieurs reprises (étapes de l’aménagement du continent originel, puis plus récemment « déluge biblique ») enfouissant les matériaux superficiels. Les Elohim qui maîtrisent les technologies d’antigravitation ont réalisé ces enfouissements qui sont des étapes du terraforming.

L’AZOTE

L’azote est le constituant le plus abondant de l'atmosphère. Il représente 78 pour cent de l'air que nous respirons. Les liens unissant deux atomes d'azote pour former une molécule de gaz azote sont parmi les plus puissants en chimie, et ce gaz s'avère en conséquence réticent à réagir avec quoi que ce soit. Il s'est accumulé dans l'atmosphère parce que des bactéries dénitrifiantes et d'autres processus inhérents aux cellules vivantes l'y ont relégué. Il ne regagne son habitat naturel, la mer, que lentement à la faveur de processus inorganiques tels que les orages. Rares sont les personnes qui ont conscience que la forme stable de l'azote n'est pas le gaz mais l'ion de nitrate dissous dans la mer. Si la vie était supprimée la majeure partie de l'azote de l'air se combinerait en définitive avec l'oxygène et regagnerait la mer sous forme nitrée.

Quels avantages la biosphère retire-t-elle du fait de conserver l'air saturé d'azote gazeux, bien au-delà de ce qu'il paraîtrait logique du point de vue de la chimie de l'équilibre ? Il existe plusieurs réponses possibles à cette question. Tout d'abord, un climat stable peut nécessiter la densité atmosphérique actuelle, or l'azote est un gaz pratique, bâtisseur de pression. Deuxièmement, un gaz à réaction lente comme l'azote est probablement le meilleur diluant de l'oxygène dans l'air, or comme nous l'avons vu une atmosphère constituée d'oxygène pur serait désastreuse.

LA TERRE AVANT L’ARRIVEE DES ELOHIM

Il y a 25000 ans, lorsque les Elohim sont arrivés, la terre était uniformément recouverte par un océan, elle était entourée d’une épaisse couche nuageuse circulant dans une atmosphère certainement très chargée en gaz carbonique. Il n’y avait aucun continent émergeant de cet océan dont la profondeur moyenne devait avoisiner 300 mètres. Le gaz carbonique étant très soluble cet océan devait avoir un pH très acide. Il n'y avait ni oxygène libre ni ozone dans l'air de sorte que la surface du continent que firent émerger les Elohim devait être exposée aux radiations ultraviolettes du Soleil. Les premières formes de vie que créèrent les Elohim devaient être adaptées à un environnement hostile et invivable pour les mammifères et les organismes supérieurs.

Il existe des preuves directes de l'existence d'un biotope complexe et diversifié, contenant déjà tous les cycles écologiques majeurs, avant l'apparition d’oxygène libre durant la première période (cambrienne) de l'ère paléozoïque. Nous en retrouvons des traces parmi les survivants découverts autour des sources hydrothermales sulfurées. Toute une faune batythermophile s’épanouit autour de ces oasis par 4 ou 5000 mètres de profondeur sur le plancher océanique le long des lignes de jonction des plaques continentales.

Certains des premiers êtres vivants ont laissé des fossiles minuscules baptisés stromatolithes. Ce sont des structures bio-sédimentaires, souvent laminées et présentant la forme de cônes ou de choux-fleurs, composées en général de carbonate de calcium ou de silice et reconnues désormais comme étant des produits d'une activité microbienne. On en trouve certaines dans d'anciennes roches évoquant du silex. Leur forme générale donne à penser qu'elles furent produites par des photo synthétiseurs, tels que les algues bleues actuelles, qui convertissent la lumière solaire en énergie chimique potentielle.

En définitive, l'activité continue des photo synthétiseurs aérobies déboucha sur l'accumulation progressive d'oxygène dans l'air. L'introduction d'oxygène dans l'air d'un monde anaérobie dut constituer un accident de pollution atmosphérique majeur. Il suffit d'imaginer l'effet qu'aurait sur notre biosphère actuelle une algue marine qui réussirait à coloniser la mer et emploierait la lumière solaire pour engendrer du chlore à partir des ions de chlore de l'eau de mer. L'effet dévastateur d'une atmosphère chargée en chlore sur la vie contemporaine serait identique à l'impact de l'oxygène sur la vie anaérobie lorsque les premiers photo synthétiseurs commencèrent à libérer de l'oxygène.

D’où les paliers obligeant à chaque étape de développer une faune et une flore adaptées aux conditions d’environnement du moment. Nous avons là un indice nous permettant d’expliquer la raison des différentes familles de fossiles que les paléontologues déterrent aujourd’hui. Par ailleurs le gaz naturel et le pétrole auraient pour origine des micro-organismes développés dans la phase première de l’aménagement de la planète alors que le charbon proviendrait plus particulièrement des étapes suivantes où l’atmosphère était suffisamment oxygénée pour permettre le développement de fougères et de toutes sortes d’espèces végétales arborescentes.

La masse au mètre carré de matériau organique se développant à la surface du sol étant limitée, l'enfouissement cumulé que nous retrouvons aujourd’hui n'a pu se faire qu'en quatre, cinq, voire six étapes !

EN RÉSUMÉ

Dans la phase primaire d'aménagement de la planète, les Elohim durent modifier la composition de l’atmosphère qu’ils avaient trouvé. Ils firent monter progressivement, par paliers, le taux d’oxygène en développant une couverture végétale qu’ils enfouirent massivement, à plusieurs reprises.

Entre deux interventions d’enfouissement planétaire, sur chacun des « paliers géologiques », les Elohim développèrent un ensemble d’espèces végétales et animales adaptées a chacun des niveaux d’oxygénation. Aujourd’hui nous redécouvrons ces espèces sous forme de fossiles minéralisés. Les gisements de charbon de pétrole, de gaz naturels (et gaz de schistes !) sont les traces de ces enfouissements successifs. Une autre conséquence traitée dans d’autres documents est la remise en cause de tout le système de datation géologique. La stratigraphie aussi bien que les méthodes de datation radiologiques sont a remettre en question !!!

L’observation de notre environnement nous permet de reconstituer les étapes de l’aménagement de la planète Terre et met en évidence le génie de nos créateurs. Il nous permet d’imaginer les étapes du terraforming qu’un jour prochain les hommes referont sur d’autres planètes à l’exemple de ce que firent les Elohim dans les temps anciens.

Bonne méditation.

Marcel TERRUSSE